L’inconsolable jardin – Thierry Montgaillard

Et moi et moi …

L’inconsolable jardin ne fleurit que pour toi,
Ce soir il s’ingénie à d’autres fioritures,
Pour combler cette meurtrissure,
La marque ineffaçable de tes dix doigts.

Les roses rouges autour du cyprès bleu,
Brillent dans le soir telles de pâles flammes,
Mais sur son cœur pensif, comme sur mon âme,
Les ombres du regret descendent peu à peu.

Qu’ai-je à faire aujourd’hui, tout est immobile?
De tout ce que j’aimais, puis-je aimer encor ?
J’ai d’autre désir que tes mains, que ton corps,
Que ta présence ici dans ce jardin de ville.

Immobile jardin qui pleure entre les toits,
Ce soir à la douceur d’une eau fraîche et pure,
Il fleurit malgré une sècheresse qui dure,
L’été s’en est allé, son cœur est aux abois.

Mais sa terre refleurira après la pluie
Alors réapparaîtront tes deux mains amicales,
Peut-être verra-ton s’envoler les pétales,
De ses roses qui ne s’épanouissent que la nuit ?

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